Photo de couverture : Une photo du bonheur, prise par Paola Poroli, pour vous dire que nos belles vont globalement très bien. Même si nous sommes ces temps très préoccupés.

Chère Marraine, cher Parrain,

Les mois de juillet et août ont été très chargés … une jolie saison pour nos abeilles, mais aussi deux grandes inquiétudes, malheureusement d’actualité.

Le frelon asiatique

Un frelon asiatique, prédateur redoutable, il se nourrit des abeilles.

Le frelon asiatique, Vespa velutina est reconnaissable à ses pâtes et fesses jaunes. Il est, lui aussi, originaire d’Asie. Introduite en France vers 2004, cette espèce invasive est aujourd’hui considérée comme nuisible. En avril 2020, ce frelon aurait colonisé presque toute la France, et a atteint l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne,…, et nous.

À ce jour, un spécimen a été découvert Plaine de Plainpalais, 2 frelons, dans le Parc la Grange. Mercredi 19 août une battue a été organisée pour tenter de découvrir le nid, sans succès. Aujourd’hui vendredi 4 septembre, une nouvelle battue est organisée.

Que faire ?

Vigilance et observation sont nos premières armes. La destruction des nids est notre seul levier à ce jour. Je vous propose une activité pleine de sens, faire une ballade dans notre campagne genevoise en levant les yeux et en observant la nature. Si vous identifiez un nid de frelons, s’il vous plait appelez-moi de suite, c’est vraiment capital pour la santé de nos abeilles.

Le frelon asiatique est reconnaissable à sa couleur, corps noir, fesse et tête jaune.

Il existe des pièges et des boucliers protecteurs pour les ruches, dont l’efficacité n’est pas vraiment prouvée, mais toujours mieux que rien.

Concrètement, je me prépare à les essayer. Je dois enlever toutes les plaques parrains des ruches afin de changer le système de fixation en prévision des fameux boucliers. Ne soyez pas surpris si votre plaque n’est plus ou pas encore sur votre ruche. Fin octobre tout sera remis en ordre.

Le varroa destructor

Qu’est-ce que le varroa ?

Le varroa destructor est une espèce d’acarien, un parasite de l’abeille adulte ainsi que des larves et des nymphes. Il est originaire de l’Asie du Sud, où il vit aux dépens de l’abeille. Si l’abeille asiatique Apis Cerana, résiste à ses attaques, c’est la première cause de mortalité pour nos abeilles européennes Apis mellifera.

Regardez ce lien : diminution du nombre d’abeilles. Ayant colonisé quasiment toutes les zones où Apis mellifera est présente, la varroose est désormais un problème d’ordre mondial.

Un varroa destructor sur une Nymphe d’abeille

Les effets du varroa sur l’abeille :

Le varroa se nourrit de l’hémolymphe et principalement du tissu adipeux, les acides gras, en piquant les abeilles adultes et les larves. L’effet le plus dévastateur est la transmission des maladies lors des piqûres ou ultérieurement car la plaie reste ouverte et devient un foyer infectieux.

Résultat : Quand les larves ne meurent pas, les abeilles naissent avec des malformations létales.

La gelée royale produite par les nourrices est de moins bonne qualité ce qui nuit au bon développement du couvain.

Les maladies comme la loque apparaissent…

Le varroa se reproduit 4 fois plus vite que l’abeille, d’où l’extrême importance de débarrasser nos petites de cet horrible parasite.

Une ruche qui possède plus de 50 varroas en octobre risque de ne pas survivre pendant l’hivers.

Comment ralentir le varroa ?

Pour diverses raisons, l’éradiquer n’est pas encore possible. Les produits très efficaces, nuisent aux abeilles. Les traitements à répétition, nuisent aux abeilles, …, bon nombre de chercheurs travaillent activement sur le sujet.

Nos actions : les traitements « biologiques » ont une efficacité plus irrégulière et plus faible. Cependant leurs résidus ne présentent pas de nocivité pour la santé de nos abeilles et la nôtre, quand ils sont correctement utilisés. Je laisse aussi la nature reprendre ses droits. Une colonie forte est capable de maîtriser le varroa, travailler en bio, signifie aussi d’accepter que certaines colonies ne survivent pas. C’est difficile à écrire, cependant l’expérience est là, soutenir à bout de bras une faible colonie, peut potentiellement apporter du mauvais, trop de traitements, des maladies, des résistances, … Il faut faire confiance à nos abeilles, intervenir avec parcimonie leur donne la possibilité de s’adapter et de vaincre ce parasite.

La récolte

Enfin un peu de douceur, la saison 2020 s’achève sur cette dernière récolte, juillet 2020. Elles récoltent maintenant pour elles, leurs précieuses réserves d’hivers.

Tous ces pots ont été récolté le même jour, seul le village change, les couleurs et les gouts varient en fonction des fleurs butinées.

Juillet, dernière récolte et mise en pot, des miels puissants et très bien équilibrés.

Très occupés sur les ruchers, nous terminerons l’étiquetage des pots début septembre.

Votre dotation de miel pour la saison 2020, sera disponible entre mi et fin septembre.

Visite au rucher

Dans l’intervalle, nous vous recevons jusqu’à fin septembre pour visiter vos filleules. N’hésitez pas à revenir vers nous pour prendre rdv :

Et naturellement appelez-moi si vous avez des questions.

A tout bientôt

Stéphanie

Visite d’une classe au rucher de Satigny, beaucoup de questions, d’émotions, un très joli moment avec les enfants.